Posted On 28/03/2018 By In APPELS A PROJET, MUSIQUE With 87 Views

le festival MUSICA lance un appel à candidature pour musiciens amateurs

Musica et les Percussions de Strasbourg proposent un projet musical d’envergure en 2018.
L’objectif est de rassembler une centaine de musiciens dans le cadre de Musica 2018 pour créer Isokrony 2, nouvelle œuvre du compositeur de jazz et vibraphoniste
Franck Tortiller. Ce projet réunira sur scène 6 musiciens des Percussions de Strasbourg, le quartet de Franck Tortiller ainsi que des musiciens amateurs associés à l’aventure.

Soyez l’un des musiciens du projet “Isokrony 2” !

Conditions :
Le projet est ouvert à des musiciens amateurs, batteurs et/ou percussionnistes
Il est demandé :

  • d’avoir une pratique instrumentale de plus de 4 ans au sein d’une école de musique ou de cours privé
  • de savoir lire une partition
  • d’être âgé au minimum de 14 ans
    Les musiciens sélectionnés devront apporter un seul instrument et leurs paires de baguette : tom basse sur pied (de préférence) ou autre instrument à peau.

Candidature :
Les personnes intéressées transmettront leur candidature à
relations-publiques@festivalmusica.org en précisant leur motivation en quelques lignes
Date limite d’envoi des candidatures : 15 avril 2018
Confirmation des personnes sélectionnées : début mai 2018
Inscription et participation gratuites.

Les partitions et fichiers audio seront transmis à partir de mai 2018

Précision :
Lors du concert, les musiciens amateurs assureront le pupitre des percussions (et non de batteur)

Calendrier des répétitions 2018 pour le concert public du samedi 6 oct. à 17h @festival Musica.
Participation obligatoire

  • 6 juin à 17h45 : rencontre avec Franck Tortiller et les Percussions de Strasbourg pour présenter le projet à l’ensemble des amateurs au Théâtre de Hautepierre
  • 10 et 11 sept de 18h30 à 20h30 au Théâtre de Hautepierre
  • 15 et 16 septembre au Théâtre de Hautepierre : horaires communiqués en juin (répétition tutti avec Franck Tortiller et son quartett et les Percussions de Strasbourg)
  • 6 octobre à partir de 13 h : répétition générale et concert

Concert dans le cadre du festival Musica : samedi 6 octobre à 17h
Isokrony 2
création mondiale

80 percussionnistes amateurs
Les Percussions de Strasbourg (6 musiciens)
Batterie, basse, claviers, nn
Vibraphone, Franck Tortiller

Direction musicale, Franck Tortiller

Commande Festival Musica / Les Percussions de Strasbourg

Franck Tortiller : note d’intention

Pour 6 percussionnistes, un ensemble de jazz et un ensemble d’amateurs.

Isochronie, n.f. : se dit de la caractéristique d’une transmission où les deux points travaillent de concert. Ne faisons-nous pas que cela ? Tenter de vivre à l’unisson du monde, bon an, mal an, maladroitement. Ne tentons-nous pas de nous accrocher à ce rythme qui nous dépasse, nous submerge et qui nous semble indomptable ? Avancer coûte que coûte, tête baissée en prenant garde de ne pas rester sur le bas côté. Ne jamais prendre le temps, puisqu’on ne l’a pas.

En tant que compositeur, poser cette question de l’isochronie, c’est aussi se demander si l’on peut, sinon arrêter, au moins suspendre le temps, nous suspendre entre deux tempos, le temps d’un entre deux.
Rêver, s’abandonner, vagabonder, s’arrêter, comme un symbole de la création, elle-même fatalement inscrite dans le temps. Trouver le rythme, la danse, le tempo, le bon, celui qui nous fait respirer, croire, rire, résister, espérer : vivre en somme. Et créer.

Un orchestre respire, entre singulier et pluriel, entre soliste et collectif ; un orchestre résonne, entre contretemps et contre-jeu, envers et contre tout. Tout contre. Son rythme c’est la respiration de la musique, invariable, implacable, comme un battement de cœur, un cycle de vie, 80 battements / minute, le bon rythme, 80 à la noire, 80 pulsations, 80 façons de respirer, de penser, de danser, de vivre… Voici donc le commencement de cette histoire : le cœur, son rythme, rejoindre ” les deux points qui travaillent de concert “.

Et puisqu’il s’agit ici de commencer une nouvelle histoire, autant s’entourer d’un bel orchestre et d’une nouvelle musique… rien de plus. Un orchestre sans cuivres, sans saxophones, sans trompettes mais avec des percussions, des claviers ! Des claviers de percussions qui plus est, des vibraphones , des marimbas, des xylophones, tout ce qui se frappe et qui fait des notes, des belles notes…et aussi des claviers électroniques, des claviers électriques, tout ce qui se touche et fait des accords, des beaux accords…. Des percussions : des grosses, des petites, des batteries, des tambours, tout ce qui se cogne et qui fait des rythmes, des rythmes qui dansent, qui bougent, qui surprennent… Et relever le défi de l'” Isokrony “. Fort de ce nouvel orchestre, six claviers percussion (vibraphones, marimba, xylophones…), un clavier électronique, un batteur, un bassiste et un ensemble de percussionnistes amateurs, j’axerai le travail d’écriture sur les rythmiques.

En tant que musiciens de jazz, notre héritage musical est à la fois très fort et très évolutif. L’idée d'” Isokrony ” est de travailler sur un tempo de 80 pulsations à la minute (oserait-on parler de pulsation idéale ?) que je déclinerai tout au long de la pièce.
Ce mouvement métronomique d’abord implacable sera transformé, accéléré, décuplé, et évoluera tout au long de la pièce, sans délaisser sa fonction de leitmotiv pour l’orchestre. La rythmique, d’abord prisonnière de cette cadence s’en libèrera peu à peu. Le travail de composition musicale sera inspiré du concept ” artistry in rhythm ” où l’orchestre joue tout au long du spectacle sur un même tempo mais avec des correspondances rythmiques permettant de faire évoluer sans fin les mouvements métronomiques. Les mesures composées rapides, succèderont à des passages plus lents, planants, mais toujours sous-tendu par le même tempo. ” Isokrony ” sera un laboratoire de rythmes, de sons, d’improvisations. Le concept d’un grand orchestre de jazz – sans cuivre, sans soufflants mais avec des frappeurs, des cogneurs, des caresseurs, des danseurs, qui respirent sans souffler – est de rejoindre ces deux points imaginaires, faire de cet instant musical et par correspondance de notre vie, une ” Isokrony ” idéale et utopique.


Biographie Franck Tortiller

Franck Tortiller est né en 1963 en Bourgogne dans une famille de vignerons et musiciens amateurs. Il commence ses études de percussions classiques au Conservatoire de Dijon, puis au Conservatoire National Supérieur de Paris, où il obtient à 21 ans un Premier Prix de Percussion à l’unanimité et un Premier Prix d’analyse musicale. La même année, il décroche le Certificat d’Aptitude en percussions.

Rapidement, il se dirige vers le jazz, et remporte notamment en 1989 le Premier Prix de soliste et le Premier Prix d’orchestre à l’occasion du Concours National de Jazz de La Défense (Paris). S’ensuivent de nombreux projets personnels en jazz avec la fine fleur des musiciens internationaux (notamment Mike Manieri, Dave Samuels, Steve Swallow). Parallèlement, Franck Tortiller participe à de nombreux albums d’artistes français emblématiques tels que Juliette Gréco, Sanseverino, Arthur H, Juliette, …

Dans les années 90, il est contacté par Mathias Rüegg pour intégrer le Vienna Art Orchestra dont il sera un des solistes près de 10 années, marquées par des collaborations musicales avec Shirley Horn, Betty Carter, Helen Merril, Billy Cobham etc.

En 2005, Franck Tortiller est nommé Directeur de l’Orchestre National de jazz. Il compose, dirige et joue dans cet orchestre avec lequel il reçoit le Django d’Or du meilleur spectacle et donne plus de 200 concerts salués unanimement par la critique.

En 2008, à sa sortie de l’ONJ, Franck Tortiller se voit récompensé de son engagement musical par le biais d’un conventionnement de son orchestre par le Ministère de la Culture. Parallèlement à ses nombreux projets personnels (trio Ivresses, quartet Purple & High, en solo), Franck enchaîne les collaborations régulières en France et à l’étranger. Il est régulièrement invité à se produire dans des salles telles que le Théâtre du Châtelet, la salle Pleyel, la Philharmonie de Paris. Depuis 10 ans, il est ponctuellement invité par des orchestres tels que le Basel Sinfonietta, l’Orchestre symphonique de Ulm, l’orchestre Pas de Loup, l’Orchestre Provence Alpes Côtes d’Azur (à Cannes), l’Orchestre des Pays de Savoie (Annecy), l’Orchestre de Chambre d’Auvergne ou encore le Quatuor Debussy.

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